Histoires de Claira
Sedona Canada et la nouvelle réalité de la technologie d'aide au contrôle en 2026

Pendant des années, la question que se posaient les plaideurs canadiens à propos de l'examen assisté par ordinateur (TAR) était de savoir s'ils étaient autorisés à l'utiliser. En 2026, cette question s'est discrètement inversée. La préoccupation la plus pressante est désormais de savoir si une partie qui ignore une technologie d'examen performante respecte toujours ses obligations en matière de communication préalable. Établis depuis toujours en ce sens, les Principes de Sedona Canada ont vu leur destination s'imposer comme une évidence avec l'arrivée d'une IA générative d'examen fiable.
Ce changement est crucial car il modifie la façon dont vous justifiez vos choix. Une décision qui devait autrefois être défendue doit aujourd'hui être documentée. Si vous menez une communication préalable au Canada, le cadre que vous citez déjà à la partie adverse soutient l'examen moderne par IA de manière plus naturelle qu'il n'a jamais soutenu les fastidieux examens manuels, document par document, de centaines de milliers de fichiers.
Ce que Sedona Canada attend réellement de vous
Les Principes de Sedona Canada n'ont jamais été un mandat technologique. Il s'agit d'un ensemble d'attentes en matière de raisonnabilité, dont deux pèsent de tout leur poids dans tout litige relatif à la communication de documents. Le premier est la proportionnalité. Le volume, le coût et l'effort de conservation et d'examen des renseignements électroniques doivent être proportionnels à ce qui est véritablement en jeu dans l'affaire. Le second est la coopération. Les parties sont censées communiquer tôt et de bonne foi sur la manière dont la communication préalable des documents électroniques sera menée, plutôt que de se piéger mutuellement plus tard.
Lisez ces deux principes ensemble et une norme claire se dégage. Vous devez choisir des méthodes d'examen raisonnables par rapport à l'envergure de l'affaire, et vous devez faire preuve de transparence quant aux méthodes choisies. Aucun de ces principes ne précise les outils que vous devez utiliser. Tous deux vous demandent toutefois de justifier votre approche face à l'ampleur du problème auquel vous êtes confronté.
C'est sous cet angle qu'il convient d'évaluer l'examen par IA. La question n'est pas de savoir si la technologie semble novatrice. La question est de savoir si la méthode choisie est une réponse proportionnée et défendable face au volume de documents dont vous disposez réellement.
Du codage prédictif à l'examen génératif
Les tribunaux canadiens ont accepté l'examen assisté par ordinateur bien avant l'arrivée de l'IA générative. Le codage prédictif, fondé sur l'apprentissage automatique supervisé, est reconnu par la jurisprudence canadienne et de common law comparable depuis plus d'une décennie comme un moyen raisonnable de hiérarchiser et de trier de grands ensembles de documents à examiner. Le principe était simple : un humain enseigne au système ce qu'est la pertinence à partir d'un échantillon, et le système applique ce jugement à l'ensemble des documents.
L'examen génératif modifie le mécanisme sans abandonner le principe. Au lieu d'apprendre la pertinence à partir d'un échantillon codé, un système comme Claira lit chaque document en fonction d'instructions rédigées en langage clair et explique le raisonnement qui sous-tend la décision prise. L'examinateur n'entraîne plus un modèle statistique en espérant que les limites tiennent. L'examinateur donne des directives, prend connaissance de la justification fournie par Claira et la corrige lorsque le raisonnement est erroné.
Nous avons déjà écrit sur la philosophie pratique qui sous-tend cette approche, et la continuité avec l'examen assisté par ordinateur antérieur est l'élément qui mérite le plus d'être souligné ici. Les tribunaux n'ont pas approuvé le codage prédictif parce que les mathématiques en étaient élégantes. Ils l'ont approuvé parce qu'il s'agissait d'une méthode raisonnable et supervisée qu'un professionnel compétent pouvait expliquer et défendre. L'examen génératif répond au même critère, et il produit une chose que le codage prédictif ne pourrait jamais offrir : une explication lisible pour chaque décision.
Pourquoi l'examen par IA est désormais la référence défendable
L'argument de la défendabilité n'allait auparavant que dans un sens. Une partie utilisant l'examen assisté par ordinateur devait démontrer la solidité de sa méthode. Ce fardeau n'a pas disparu, mais une seconde question s'y ajoute désormais. Une partie qui examine manuellement six ou sept cent mille documents peut-elle encore prétendre que sa méthode est proportionnée lorsqu'il existe des solutions de rechange plus rapides, plus cohérentes et tout aussi explicables ?
L'examen linéaire manuel n'est pas intrinsèquement plus précis. La fatigue des examinateurs, le manque de cohérence au sein des grandes équipes et le coût exorbitant des heures humaines jouent en sa défaveur. Lorsque le dossier est d'envergure, un examen manuel exhaustif peut s'avérer disproportionné, et non sécuritaire. C'est ce renversement de situation qu'il convient d'assimiler. En 2026, la référence défendable dans une affaire canadienne à volume élevé est un examen par IA supervisé et bien documenté, où la supervision humaine se concentre là où le jugement professionnel est réellement requis.
Cela ne signifie pas que l'IA remplace les avocats, ni que chaque décision est déléguée à une machine. Cela signifie que le calcul de la proportionnalité a évolué. Un plaideur raisonnable part désormais de l'hypothèse qu'une technologie d'examen performante fera partie du flux de travail, pour ensuite expliquer les contrôles humains qui s'y superposent.
Documenter votre processus pour la partie adverse
Une méthode défendable ne vaut que par votre capacité à la décrire. C'est là que le principe de coopération devient un avantage pratique plutôt qu'une obligation. Si vous pouvez expliquer votre processus clairement et dès le départ, vous transformez un différend potentiel en une communication de routine.
Commencez par consigner les éléments qui ont orienté l'examen. Lorsque vous fournissez à Claira le contexte de l'affaire grâce à Case Context, vous créez une base documentée et reproductible sur laquelle s'appuie chaque analyse. C'est précisément ce dossier que la partie adverse et le tribunal voudront comprendre. Il démontre que l'examen a été guidé par les enjeux du dossier, et non improvisé document par document.
À partir de là, les composants d'un dossier solide et défendable sont bien connus. Consignez les instructions et les requêtes (prompts) que vous avez utilisées. Notez les points où des humains ont examiné, échantillonné et corrigé les résultats du système. Consignez la manière dont vous avez validé les résultats avant de vous y fier. L'examen génératif fournissant une justification pour chaque décision, vous pouvez invoquer le raisonnement qui sous-tend une classification plutôt que de demander à quiconque de faire confiance à un score opaque.
Le but n'est pas d'inonder la partie adverse de détails techniques, mais d'être prêt à répondre aux seules questions qui comptent : la méthode était-elle raisonnable pour l'affaire, et pouvez-vous prouver votre démarche ? Sedona Canada exige de la coopération et de la proportionnalité. Un examen par IA documenté répond simultanément à ces deux exigences.
La nouvelle norme par défaut
Le centre de gravité de la communication de documents électroniques au Canada s'est déplacé. L'examen assisté par ordinateur n'est plus le choix qu'il faut défendre devant un tribunal sceptique. C'est de plus en plus son abandon qu'il vous faudrait justifier. Les Principes de Sedona Canada, lus en toute franchise, ont toujours récompensé la partie qui privilégiait des méthodes proportionnées et communiquait ouvertement à leur sujet.
L'examen génératif s'intègre mieux à ce cadre que tout autre outil antérieur, car il allie l'efficacité du traitement de masse à des explications compréhensibles pour l'humain. Si vous souhaitez découvrir comment cette solution fonctionne au sein de la plateforme que votre équipe utilise déjà, vous pouvez explorer Claira et la manière dont elle effectue les examens directement dans Nuix Discover. Les principes n'ont pas changé. C'est la réponse raisonnable qu'on y apporte qui a évolué.