Histoires de Claira

Comment Claira et Claude collaborent

Résumer avec l'IA

Il se peut que votre cabinet utilise déjà Claude. Quelqu'un garde un onglet ouvert à cet effet, y rédige des ébauches, y réfléchit à haute voix entre deux appels. Lorsque le dossier suivant dépasse la barre des six chiffres en nombre de documents, la question se pose d'elle-même : Claude peut-il simplement s'occuper de la revue ?

La réponse utile est plus précise qu'un simple oui ou non. Claude est très performant pour une catégorie de travail qui se situe immédiatement avant et immédiatement après la revue de documents. Il n'est pas conçu pour prendre en charge la revue elle-même, et les raisons n'ont presque rien à voir avec les capacités du modèle.

Claude et Claira interviennent à des moments différents d'un même dossier. Cet article traite de l'endroit où se situe la transition et de la manière de la gérer.

Ce que Claude fait bien

Claude est l'assistant polyvalent d'Anthropic. Il lit ce que vous lui donnez, l'analyse et rédige avec vous. Il est disponible sur le Web, sur des applications de bureau et mobiles, via l'API, et au sein d'outils auxquels votre cabinet l'a peut-être déjà connecté. Les projets permettent à une équipe de conserver un ensemble persistant d'instructions et de documents de référence au même endroit, de sorte que l'assistant commence chaque conversation en sachant déjà comment fonctionne votre pratique.

Pour les équipes de litige, la valeur ajoutée se manifeste généralement dans les mêmes domaines. Tester la solidité d'une théorie de cause avant de s'y engager. Transformer un protocole de revue décousu en critères qu'un être humain peut réellement appliquer. Établir une chronologie à partir de la vingtaine de documents déjà importants. Rédiger la première version d'une entrée de registre des privilèges, d'une lettre d'entente ou d'une série de questions d'interrogatoire préalable. Lire une transcription et vous indiquer quelle demi-heure mérite votre attention ce soir-là.

Il s'agit d'un travail concret, et Claude le fait bien. Nous ne contesterons en rien cet aspect.

Où la transition doit s'opérer

La limite n'est pas une question d'intelligence. C'est une question d'emplacement, de volume et de registre.

Commençons par le volume. Claude traite les documents par téléversement, un ensemble sélectionné à la fois. Quarante pièces justificatives constituent une demande raisonnable. Cent courriels clés de détenteurs de documents sont une demande raisonnable. Une population de documents post-filtrage de deux cent mille documents n'est pas un ensemble que l'on soumet à une boîte de dialogue de téléversement. S'y essayer n'est pas un flux de travail. C'est un projet de saisie de données assorti d'une date limite.

Ensuite, l'emplacement. Votre population de documents réside déjà dans Nuix Discover, où chaque document comporte un identifiant unique, une relation familiale, une attribution de lot, une mise en page de codage et un historique de vérification. Déplacer cette population de documents ailleurs pour la faire lire signifie couper la décision du registre qui prouve que la décision a été prise. La même limite de volume et d'emplacement se retrouve avec les assistants de recherche et de rédaction conçus spécifiquement pour le droit, ce qui est l'argument que nous avons développé dans notre article sur la façon dont Claira et CoCounsel collaborent. Les assistants polyvalents héritent de cette contrainte plutôt que d'y échapper.

Le registre est l'élément le plus important en matière de litige. Une revue doit survivre à une entente sur le déroulement de l'instance, à un registre des privilèges et, éventuellement, à une production. Cela signifie que chaque document doit faire l'objet d'une décision consignée dans un champ, horodatée et attribuable à un réviseur ou à un processus documenté. Une transcription de clavardage ne constitue pas ce registre, et aucune quantité de copier-coller de réponses dans un chiffrier n'en fera un. Claira s'exécute au sein de Nuix Discover et écrit ses résultats dans les champs de codage, ce qui est la raison même de sa présence à cet endroit.

Il y a une quatrième considération qu'il convient de nommer clairement. Tout ce que votre équipe colle dans un assistant externe est régi par l'entente de votre cabinet avec ce fournisseur et par vos propres obligations de confidentialité envers les clients. C'est une discussion pour votre conseiller juridique général et votre équipe de sécurité de l'information, pas pour un article de blogue. Ayez cette discussion avant que la population de documents ne soit déplacée, pas après.

Transformer une conversation Claude en contexte de dossier

C'est là que les deux outils cessent de se faire concurrence et commencent à se compléter.

Les requêtes de Claira ne valent que par ce que Claira sait de votre dossier, et c'est dans le Contexte de Dossier que cette connaissance réside. Il comporte cinq sections : parties et personnes, description et chronologie, pertinence et questions litigieuses, indicateurs de privilège, et détails de la collecte. Notre guide sur la configuration du Contexte de Dossier présente ce qui doit figurer dans chacune d'elles.

Relisez cette liste et constatez qu'elle décrit exactement le résultat d'une bonne séance de stratégie. Si votre équipe a déjà traité les actes de procédure, la liste des principaux détenteurs de documents et la théorie de la cause à l'aide de Claude, la majeure partie de ce matériel se trouve quelque part dans une conversation. Demandez à Claude de le reformuler sous ces cinq rubriques. Demandez-lui d'être précis sur les rôles, car « Jane Doe, conseillère juridique chez Acme Corp » est utile pour l'identification des privilèges, contrairement à « Jane Doe ». Demandez-lui de rédiger la section sur la pertinence comme il rédigerait un protocole de revue, en incluant les exclusions.

Ensuite, demandez à un humain de lire chaque ligne avant qu'elle ne soit intégrée. Claude rédige le contexte. Un réviseur principal l'approuve. Si votre organisation a activé le flux de travail d'approbation, cette étape est déjà obligatoire pour vous. Une théorie de cause qui n'a jamais été vérifiée par une personne responsable du dossier ne devrait pas orienter les décisions concernant deux cent mille documents.

Renvoyer les éléments de preuve codés vers le haut

La boucle se referme dans l'autre sens, et c'est la partie que la plupart des équipes oublient de mettre en place.

Une fois l'analyse globale effectuée, la population n'est plus une simple population. Il s'agit d'un ensemble codé avec un sous-ensemble pertinent, une file d'attente de privilèges et un lot beaucoup plus restreint de documents qui changent réellement le cours du dossier. Ce lot plus restreint correspond précisément à la taille et au profil d'ensemble que Claude gère efficacement.

Exportez-le et réimportez-le. Établissez la chronologie à partir de documents qui ont déjà été codés plutôt que de mémoire. Rédigez la requête en fonction des éléments de preuve plutôt qu'autour d'eux. Préparez le contre-interrogatoire à partir des quatre fils de discussion qui ont survécu à la revue au lieu des quatre cents qui y sont entrés. La théorie de la cause est transmise à Claira sous forme de contexte. Les preuves codées sont renvoyées vers le haut pour la rédaction. Aucun des deux outils ne fait le travail de l'autre.

Où le budget se divise

Le coût des licences d'assistants est peu élevé par rapport aux heures de revue, c'est pourquoi la répartition est généralement facile à justifier. Claude prend en charge la réflexion et la rédaction aux deux extrémités du dossier, avec un tarif par personne. Claira prend en charge la population de documents au milieu, avec un tarif basé sur le travail qu'elle évite réellement à vos réviseurs. Vous ne payez pas deux fois pour la même tâche, car les tâches n'ont jamais été les mêmes.

Le volume de vos dossiers ne va pas diminuer. Ce que vous pouvez changer, c'est la quantité de documents qu'une personne doit ouvrir avant que les documents utiles ne fassent surface. Si vous souhaitez voir où se situe la transition dans un dossier que vous gérez actuellement, réservez une courte séance avec notre équipe et apportez des chiffres réels.

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Pourquoi les dirigeants de cabinets intègrent la révision par l'IA dans Nuix

La revue de documents représente le coût le plus élevé et le moins différencié pour la plupart des mandats, et c'est le poste budgétaire que les clients examinent de plus près dans le cadre de budgets et d'honoraires fixes. Cette séance s'adresse aux associés et aux dirigeants de cabinets qui gèrent la relation avec Nuix et à qui l'on demande de plus en plus souvent ce que le cabinet fait concrètement avec l'IA. En une vingtaine de minutes, nous passerons en revue un dossier réel de bout en bout dans Nuix Discover : définition d'un critère de pertinence, exécution sur un ensemble de documents et observation de l'intégration du codage dans vos champs existants, avec une visibilité totale sur le raisonnement derrière chaque décision et sans que les données ne quittent jamais votre environnement. De là, nous aborderons l'impact pour le cabinet : l'effet de la revue assistée par IA sur le temps de traitement par document, comment cela modifie le calcul d'un dossier à honoraires fixes, et comment cela vous permet de prendre en charge un volume de documents que vous auriez autrement dû refuser. Enfin, nous verrons comment les cabinets l'utilisent de manière défendable — avec une revue humaine, une piste d’audit complète et la résidence des données au Canada intégrée d'office — afin que vous puissiez affirmer à vos clients que vous utilisez la revue par IA tout en assumant pleinement la méthodologie.

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